Les Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) devraient bientôt connaître une nouvelle étape dans leur parcours professionnel. Reçus ce vendredi par le président de la République, Romuald Wadagni, les représentants des AME ont obtenu des précisions sur les modalités retenues par le gouvernement pour leur intégration.
La mesure concerne les enseignants ayant bénéficié de trois contrats successifs en qualité d’AME. Pour encadrer le processus, le gouvernement a retenu plusieurs critères, notamment l’ancienneté, la promotion et l’âge.
La promotion 2019, qui représente à elle seule plus de la moitié de l’effectif global des AME, sera traitée en priorité. Son intégration devra être finalisée avant le passage aux promotions suivantes. Le critère d’âge sera également pris en compte, conformément aux dispositions de l’article 12 du Statut Général de la Fonction Publique. La limite est fixée à 35 ans pour les catégories C et D et à 40 ans pour les catégories A et B.
Autre précision majeure issue des échanges : l’option du reversement avec un nouveau test d’évaluation n’a pas été retenue. Le gouvernement privilégie plutôt un recrutement progressif sur titre, prenant en compte les qualifications professionnelles déjà acquises par les enseignants à travers leur expérience sur le terrain.
Les futurs bénéficiaires seront intégrés sous le statut d’Agent Contractuel de Droit Public des Collectivités Territoriales Décentralisées (ACDPCTD).
Ce statut devrait notamment permettre de renforcer leur sécurité sociale, avec une affiliation à la CNSS, où les AME cotisent déjà. Il doit également faciliter la gestion de leur carrière grâce à une collaboration entre les ministères en charge de l’enseignement et les collectivités territoriales.
L’intégration sous ce statut devrait, par ailleurs, améliorer l’accès des enseignants aux services financiers et aux crédits bancaires.
La rencontre avec les représentants des AME s’est déroulée en présence de membres du gouvernement, notamment les ministres en charge du Budget et de la Fonction publique, de l’Enseignement secondaire et de l’Enseignement supérieur.
Les principales centrales syndicales ont également pris part aux discussions. La COSI-Bénin, la CSA-Bénin et la CSTB ont été associées aux échanges autour de cette question qui constitue depuis plusieurs années une préoccupation majeure des enseignants aspirants.
Avec ces nouvelles orientations, le gouvernement entend ainsi apporter une réponse à la question de la précarité professionnelle des AME et poser les bases de leur intégration progressive dans la fonction publique à travers le dispositif retenu.
