L’Assemblée nationale a adopté la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Le texte a été approuvé à l’unanimité des députés présents et représentés lors de la séance plénière tenue au Palais des Gouverneurs. Présentée devant les parlementaires, cette révision budgétaire vise à intégrer les nouvelles orientations du gouvernement ainsi que la réorganisation de plusieurs départements ministériels. Selon le rapport de la Commission des finances, exposé par son président Gérard Gbénonchi, l’objectif principal est de procéder à une réaffectation des crédits budgétaires au profit des ministères nouvellement créés ou restructurés afin d’améliorer l’efficacité de l’action gouvernementale.
Représenté par plusieurs membres de l’exécutif, le gouvernement a assuré que ces ajustements n’affectent pas les grandes orientations budgétaires adoptées en début d’année, mais visent plutôt à adapter les moyens financiers aux nouvelles priorités de l’État. L’exécutif réaffirme également son engagement en faveur des dépenses sociales et des investissements stratégiques. Des ressources additionnelles seront mobilisées pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, renforcer les performances du secteur agricole, favoriser l’emploi et accélérer la mise en œuvre de projets à fort impact économique et social.
Sur le plan macroéconomique, les perspectives demeurent inchangées. Le gouvernement maintient une prévision de croissance économique de 7,5 % et un déficit budgétaire de 3,1 % du produit intérieur brut, un niveau proche du seuil communautaire fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Cette loi de finances rectificative prévoit également plusieurs réformes fiscales destinées à moderniser l’administration des impôts. Parmi les mesures annoncées figurent la poursuite de la dématérialisation des procédures, le renforcement du suivi des contribuables ainsi que l’intégration progressive des activités liées à l’économie numérique dans le dispositif fiscal national.
