Un agent du commissariat central de Parakou comparaît devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans une affaire présumée d’abus de fonctions. Le policier est accusé d’avoir reçu une somme d’argent en échange de la libération d’un gardé à vue rapporte Banouto.
Selon les faits exposés à l’audience, les proches d’un homme placé en garde à vue auraient approché le fonctionnaire de police pour tenter de régler l’affaire. En contrepartie d’une éventuelle libération, le policier aurait exigé 200 000 FCFA. Malgré le paiement effectué par la famille, le gardé à vue a finalement été présenté au procureur.
Estimant avoir été trompés, les proches de la victime ont porté plainte. Le policier a ensuite été arrêté puis placé sous mandat de dépôt. Un de ses amis, présenté comme intermédiaire dans la transaction, a également été interpellé.
Devant la CRIET, les deux prévenus ont rejeté les accusations. Le policier a affirmé que l’argent reçu devait servir à aider la famille à engager un avocat et non à obtenir une libération. Son coaccusé a soutenu la même version des faits.
Le ministère public, peu convaincu par cette défense, estime que le policier n’avait aucune raison de percevoir de l’argent pour orienter la famille vers un avocat. La magistrate a alors requis une peine de cinq ans de prison, dont trois ans ferme, ainsi qu’une amende d’un million de FCFA contre chacun des deux prévenus.
De son côté, la défense a plaidé la relaxe pure et simple. L’avocat a dénoncé un « procès d’intention » et souligné l’absence de preuves matérielles comme des messages ou des enregistrements audio. Il a aussi soutenu que son client avait été sollicité en tant qu’ami et non en qualité de policier.
