Le Conseil constitutionnel sénégalais a invalidé la loi de révision constitutionnelle portée par le Premier ministre Ousmane Sonko et adoptée par l’Assemblée nationale. Le texte prévoyait une profonde réforme des institutions, avec un renforcement des prérogatives du Parlement et du gouvernement, ainsi qu’une réduction des pouvoirs du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Saisie par la présidence de la République, la haute juridiction a estimé que la procédure de révision de la Constitution n’avait pas été respectée. Les sages ont ainsi censuré l’ensemble du texte, jugeant qu’il ne satisfaisait pas aux exigences fixées par la Loi fondamentale.
Cette décision constitue un coup d’arrêt au projet de réforme institutionnelle défendu par Ousmane Sonko et met en lumière les divergences qui se sont installées au sommet de l’État entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, autrefois alliés politiques.
En se prononçant de la sorte, le Conseil constitutionnel réaffirme son rôle de garant du respect de la Constitution et de l’équilibre des institutions sénégalaises.
